bpv_173806 - CARACALLA Tétradrachme syro-phénicien
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Price : 380.00 €
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Type : Tétradrachme syro-phénicien
Date: 215-217
Mint name / Town : Byblus, Phénicie
Metal : billon
Diameter : 25 mm
Orientation dies : 12 h.
Weight : 15,27 g.
Rarity : R2
Coments on the condition:
Peu d’usure, bon centrage mais exemplaire nettoyé
Catalogue references :
Obverse
Obverse description : Tête laurée de Caracalla à droite, vu de trois quarts en arrière, l’un des deux rubans de la couronne laurée descendant sur l’épaule (O*).
Obverse legend : AUT. KAI. AN-TwNINOS SE, (Autokrator Kaisar Antwninos Sebastos)
Obverse translation : (L'empereur césar Antonin auguste).
Reverse
Reverse description : Aigle debout à droite, les ailes déployées, la tête et la queue tournées à gauche, tenant dans son bec une forme de couronne ; entre les pattes de l’aigle, un petit autel. Dans le champ droit un K.
Reverse legend : DHMARC EX UPATTO D
Reverse translation : (Revêtu de la puissance tribunitienne consul pour la quatrième fois).
Commentary
Ce type est très intéressant car on trouve un K dans le champ.
Une discussion avait eu lieu, lors de la première publication de deux pièces au K dans le champ (Prieur 1307 et 1283), et la conclusion, sans certitude bien entendu, avait été que cette lettre était là pour indiquer une valeur équivalente en pièces de cuivre. En effet, K, en grec, c’est aussi le chiffre 20. Donc un tétradrachme égale vingt pièces de cuivre. Mais lesquelles ?
On trouve aussi ce K, mais inversé, à Aradus et pour Macrin, sur plusieurs coins de revers (Prieur 1285, 1286, 1287) mais pas sur tous ce qui rend moins possible une signature de graveur. Malheureusement, l’hypothèse de la valeur faciale, très tentante, ne tient pas plus et pour la même raison : on comprend mal que la valeur faciale ne soit pas présente sur toutes les monnaies et au moins sur celles de ce graveur.
Autre hypothèse pour Byblos et Caracalla, aussi aventurée mais tentante est que 20 soit le nombre d’année de règne de Caracalla. Une commémoration des vingt ans de règne, en quelque sorte.
Malheureusement, cela obligerait à torturer les chiffres puisque Caracalla est empereur dès avril 198 et que les vingt ans nous emmènent en 218 : il est mort depuis un an. Par ailleurs, notre type n’a rien de commémoratif contrairement aux deux autres frappes au K de Byblos (Prieur 1307 et 1308).
Malheureusement aucune explication n’est encore adoptée.
La série attribuée à Byblos trouve principalement son unité dans ses différents graveurs, spécifiques, la gravure des lettres des légendes, la présence de symboles secondaires dans les champs et bien moins de son symbole, un petit autel. En effet, celui-ci varie de coin en coin et la description des trois pieds et trois cornes dont il serait pourvu est très souvent controuvée par l’observation de la monnaie.
L’attribution à Byblos repose pourtant sur ces particularités de l’autel, que l’on retrouve sur un célèbre bronze de la ville, celui du temple aux obélisques.
Bref, série cohérente, certes, série de Byblos, faute de mieux.
On note que les sigma sont gravés en C.
Dans la base TSP maintenue par Michel Prieur, dix exemplaires sont maintenant répertoriés dont trois en musée, deux à Paris, ex collection Seyrig, et Israel. Notre exemplaire est le 1315_003.
This type is very interesting because we find a K in the field.
A discussion had taken place during the first publication of two coins with K in the field (Prieur 1307 and 1283), and the conclusion, without certainty of course, had been that this letter was there to indicate an equivalent value in copper coins. In fact, K, in Greek, is also the number 20. So one tetradrachm equals twenty copper coins. But which ones? We also find this K, but inverted, in Aradus and for Macrinus, on several reverse dies (Prieur 1285, 1286, 1287) but not on all of them, which makes an engraver's signature less possible.. Unfortunately, the hypothesis of the face value, very tempting, does not hold up any more and for the same reason: it is difficult to understand why the face value is not present on all coins and at least on those of this engraver..
Another hypothesis for Byblos and Caracalla, also risky but tempting, is that 20 is the number of years of Caracalla's reign.. A commemoration of twenty years of reign, in a way.
Unfortunately, this would require torturing the figures since Caracalla was emperor from April 198 and the twenty years take us to 218: he had been dead for a year.. Furthermore, our type has nothing commemorative in it, unlike the two other strikes at K from Byblos (Prieur 1307 and 1308).
Unfortunately no explanation has yet been adopted..
The series attributed to Byblos finds its unity mainly in its different, specific engravers, the engraving of the letters of the legends, the presence of secondary symbols in the fields and much less in its symbol, a small altar. In fact, this varies from coin to coin and the description of the three feet and three horns with which it is said to be provided is very often found to be contradictory by observation of the coin..
The attribution to Byblos is based on these particularities of the altar, which can be found on a famous bronze from the city, that of the temple of the obelisks..
In short, a coherent series, certainly, a Byblos series, for want of a better term..
Note that the sigmas are engraved in C.
In the TSP database maintained by Michel Prieur, ten examples are now listed, including three in museums, two in Paris, ex Seyrig collection, and Israel. Our example is 1315_003
Une discussion avait eu lieu, lors de la première publication de deux pièces au K dans le champ (Prieur 1307 et 1283), et la conclusion, sans certitude bien entendu, avait été que cette lettre était là pour indiquer une valeur équivalente en pièces de cuivre. En effet, K, en grec, c’est aussi le chiffre 20. Donc un tétradrachme égale vingt pièces de cuivre. Mais lesquelles ?
On trouve aussi ce K, mais inversé, à Aradus et pour Macrin, sur plusieurs coins de revers (Prieur 1285, 1286, 1287) mais pas sur tous ce qui rend moins possible une signature de graveur. Malheureusement, l’hypothèse de la valeur faciale, très tentante, ne tient pas plus et pour la même raison : on comprend mal que la valeur faciale ne soit pas présente sur toutes les monnaies et au moins sur celles de ce graveur.
Autre hypothèse pour Byblos et Caracalla, aussi aventurée mais tentante est que 20 soit le nombre d’année de règne de Caracalla. Une commémoration des vingt ans de règne, en quelque sorte.
Malheureusement, cela obligerait à torturer les chiffres puisque Caracalla est empereur dès avril 198 et que les vingt ans nous emmènent en 218 : il est mort depuis un an. Par ailleurs, notre type n’a rien de commémoratif contrairement aux deux autres frappes au K de Byblos (Prieur 1307 et 1308).
Malheureusement aucune explication n’est encore adoptée.
La série attribuée à Byblos trouve principalement son unité dans ses différents graveurs, spécifiques, la gravure des lettres des légendes, la présence de symboles secondaires dans les champs et bien moins de son symbole, un petit autel. En effet, celui-ci varie de coin en coin et la description des trois pieds et trois cornes dont il serait pourvu est très souvent controuvée par l’observation de la monnaie.
L’attribution à Byblos repose pourtant sur ces particularités de l’autel, que l’on retrouve sur un célèbre bronze de la ville, celui du temple aux obélisques.
Bref, série cohérente, certes, série de Byblos, faute de mieux.
On note que les sigma sont gravés en C.
Dans la base TSP maintenue par Michel Prieur, dix exemplaires sont maintenant répertoriés dont trois en musée, deux à Paris, ex collection Seyrig, et Israel. Notre exemplaire est le 1315_003.
This type is very interesting because we find a K in the field.
A discussion had taken place during the first publication of two coins with K in the field (Prieur 1307 and 1283), and the conclusion, without certainty of course, had been that this letter was there to indicate an equivalent value in copper coins. In fact, K, in Greek, is also the number 20. So one tetradrachm equals twenty copper coins. But which ones? We also find this K, but inverted, in Aradus and for Macrinus, on several reverse dies (Prieur 1285, 1286, 1287) but not on all of them, which makes an engraver's signature less possible.. Unfortunately, the hypothesis of the face value, very tempting, does not hold up any more and for the same reason: it is difficult to understand why the face value is not present on all coins and at least on those of this engraver..
Another hypothesis for Byblos and Caracalla, also risky but tempting, is that 20 is the number of years of Caracalla's reign.. A commemoration of twenty years of reign, in a way.
Unfortunately, this would require torturing the figures since Caracalla was emperor from April 198 and the twenty years take us to 218: he had been dead for a year.. Furthermore, our type has nothing commemorative in it, unlike the two other strikes at K from Byblos (Prieur 1307 and 1308).
Unfortunately no explanation has yet been adopted..
The series attributed to Byblos finds its unity mainly in its different, specific engravers, the engraving of the letters of the legends, the presence of secondary symbols in the fields and much less in its symbol, a small altar. In fact, this varies from coin to coin and the description of the three feet and three horns with which it is said to be provided is very often found to be contradictory by observation of the coin..
The attribution to Byblos is based on these particularities of the altar, which can be found on a famous bronze from the city, that of the temple of the obelisks..
In short, a coherent series, certainly, a Byblos series, for want of a better term..
Note that the sigmas are engraved in C.
In the TSP database maintained by Michel Prieur, ten examples are now listed, including three in museums, two in Paris, ex Seyrig collection, and Israel. Our example is 1315_003







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