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fjt_771362 - BURGUNDY (STATES OF...) Fin de la Fronde 1653

BURGUNDY (STATES OF...) Fin de la Fronde VF
30.00 €(Approx. 32.10$ | 25.20£)
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Type : Fin de la Fronde
Date: 1653
Metal : copper
Diameter : 27 mm
Orientation dies : 6 h.
Weight : 5,93 g.
Edge : Lisse
Coments on the condition:
Patine très hétérogène et tachée
Catalogue references :
Predigree :
Jeton provenant de la Collection MARINECHE

Obverse


Obverse legend : * COMITIA * BVRGVNDIÆ *.
Obverse description : Armes de Bourgogne dans une couronne ; à l’exergue : .1653..
Obverse translation : (États de Bourgogne).

Reverse


Reverse legend : .LIBERATORI. DEBITAM. REPENDO.
Reverse description : La province de Bourgogne offre une couronne de laurier au jeune roi, à l’arrière une ville ; à l’exergue un fleuron.
Reverse translation : J'offre à mon libérateur la couronne qui lui est due.

Commentary


Les Frondeurs se réfugièrent une nouvelle fois à Seurre lorsqu’ils apprirent la libération du prince de Condé. Durant l’exil de celui-ci en Guyenne, la ville est prise par d’Épernon qui fait raser les fortifications. Le roi est présenté comme le libérateur de la province.
Les États de Bourgogne ont fait l'objet de plusieurs études : Rossignol en 1851 ; Preux dans l'ASFN en 1867 et Fontenay, Manuel de l'amateur de jetons, 1854 auquel nous empruntons de nombreuses descriptions de jetons ainsi que les commentaires suivants : "Les États de Bourgogne votaient les impôts, aides et subsides. La province réglait son administration économique dans des assemblées générales, et après les sessions, l'exécution des votes appartenait à des Élus généraux pris dans tous les rangs de la société et dont la conduite était censurée à chaque triennalité par des commissaires spéciaux et indépendants. Les Élus faisaient la répartition des impôts, et pour cela ils nommaient de droit tous leurs officiers, ordonnaient les constructions publiques et les réparations des grandes routes, réglaient la levée et la dépense des milices, opéraient la liquidation des étapes, l'adjudication des octrois sur la Saône et tenaient en leurs mains l'importante direction des crues sur le sel que l'on ne pouvait amener en Bourgogne sans leur approbation. Les habitants n'étaient point traduits hors de leur ressort. Les États avaient le droit de rembourser de leurs finances tout office à la charge du pays ; le roi ne pouvait en créer de nouveaux sans le consentement de la province, et moins encore disposer de la province sans son aveu. (...) Quelques mots suffiront pour donner une idée de l'organisation des États de Bourgogne. Ils se composaient des trois positions sociales ou des trois Ordres de la société, le Clergé, la Noblesse et le Tiers-État. Le premier représentait la sagesse, les lumières et la bonté ; le second, la force, la gloire et la grandeur ; le troisième, l'industrie, le commerce et l'agriculture. On ne pouvait trouver rien de plus juste et de plus complet. L'inégalité numérique des trois Ordres disparaissait au moment du vote : au moment solennel de la décision, il n'y avait que trois voix ; et celle du Tiers, qui eût été insignifiante si l'on avait compté par têtes, avait le pouvoir de faire pencher la balance du côté où elle voulait. La représentation des pouvoirs se complétait par la présence aux États des envoyés de Mgr le Duc et plus tard de ceux de Sa Majesté. L'Élu du premier avait pour mission de veiller d'une manière toute spéciale sur les intérêts de la couronne ducale et de l'édifier sur tout ce qui se passait dans l'administration des finances. Sous le régime monarchique, le roi s'appuyait encore sur le Parlement dont le président prenait la parole à l'ouverture des États pour soutenir les demandes de la couronne ; il avait de plus l'intendant et le gouverneur de la province ; puis la chambre des comptes dont les Maîtres étaient plus habitués que personne au maniement des jetons. Après une session d'un mois, l'assemblée générale laissait pour administrer le pays, pendant trois années, une petite assemblée ou Chambre des Élus généraux composée, comme elle, des éléments intéressés, c'est-à-dire appartenant aux trois Ordres. L'Élu du roi, deux députés de la chambre des comptes, le trésorier général et l'intendant de la province avaient droit d'y entrer pour la couronne, comme les deux secrétaires des États, mais sans voix délibérative. L'Élu de la Noblesse était seul électif ; ceux du Clergé et du Tiers arrivaient alternativement à la Chambre. L'Église fournissait tantôt un évêque, tantôt un abbé, tantôt un doyen de la province à tour de rôle. Le représentant du Tiers-État était successivement un maire de l'une des quatorze villes inscrites à la grande roue ; et par privilège, cet Ordre avait encore son président-né, le maire de Dijon. Les petites villes ainsi que les chanoines et les prieurs n'étaient pas privés de leur part de pouvoir, car c'est dans leur sein que se recrutait la majeure partie des Alcades. Les Alcades formaient un conseil de censure qui recherchait en outre les choses utiles à proposer au pays et surveillait les opérations de la grande roue. Ils composaient un conseil suprême pour protéger la province contre l'erreur, la négligence, le mauvais vouloir ou l'ambition de ses administrateurs. En somme, le grand conseil était jugé par le petit.

Historical background


BURGUNDY (STATES OF...)

The Estates of Burgundy have been the subject of several studies: Rossignol in 1851; Preux in the ASFN in 1867 and Fontenay, Manuel de l'amateur de tokens, 1854 from which we borrow many descriptions of tokens as well as the following comments: "The States of Burgundy voted taxes, aid and subsidies. The province regulated its economic administration in general assemblies, and after the sessions, the execution of the votes belonged to Elected Generals taken from all ranks of society and whose conduct was censured at each triennium by special and independent commissioners.. The Elect made the distribution of taxes, and for this they appointed by right all their officers, ordered the public constructions and the repairs of the main roads, regulated the raising and the expenditure of the militias, operated the liquidation of the stages, the adjudication of the grants on the Saône and held in their hands the important management of the floods on the salt that could not be brought to Burgundy without their approval. The inhabitants were not translated outside their jurisdiction. The States had the right to reimburse from their finances any office charged to the country; the king could not create new ones without the consent of the province, much less dispose of the province without its consent. (. . . ) A few words will suffice to give an idea of the organization of the States of Burgundy. They consisted of the three social positions or the three Orders of society, the Clergy, the Nobility and the Third Estate. The first represented wisdom, enlightenment and kindness; the second, strength, glory and greatness; the third, industry, commerce and agriculture. You couldn't find anything fairer and more complete. The numerical inequality of the three Orders disappeared at the time of the vote: at the solemn moment of the decision, there were only three votes; and that of the Third, which would have been insignificant if we had counted by heads, had the power to tip the scales in whichever direction it wished.. The representation of powers was completed by the presence in the States of the envoys of the Duke and later of those of His Majesty. The Chosen of the first had the mission to watch in a very special way over the interests of the ducal crown and to edify it on all that was happening in the administration of finances.. Under the monarchical regime, the king still relied on the Parliament whose president spoke at the opening of the States to support the demands of the crown; he had moreover the intendant and the governor of the province; then the chamber of accounts whose Masters were more accustomed than anyone to the handling of tokens. After a session of one month, the general assembly left to administer the country, for three years, a small assembly or Chamber of Elected Generals composed, like it, of the interested elements, that is to say belonging to the three Orders.. The elected king, two deputies of the chamber of accounts, the treasurer general and the intendant of the province had the right to enter for the crown, like the two secretaries of the States, but without deliberative voice.. The Elect of the Nobility was the only elective; those of the Clergy and of the Tiers arrived alternately in the Chamber. The Church sometimes provided a bishop, sometimes an abbot, sometimes a dean of the province in turn. The representative of the Third Estate was successively a mayor of one of the fourteen towns listed on the Ferris wheel; and by privilege, this Order still had its born president, the mayor of Dijon. The small towns as well as the canons and the priors were not deprived of their share of power, because it was within them that most of the Alcades were recruited.. The Alcades formed a council of censorship which also sought out useful things to offer the country and supervised the operations of the Ferris wheel.. They composed a supreme council to protect the province against the error, negligence, ill will or ambition of its administrators.. In short, the great council was judged by the small.

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